Allié·e·s LGBTQI+ : vos questions fréquentes

Si vous vous retrouvez sur cette page, c’est certainement par curiosité, ou parce que vous souhaitez en savoir un peu plus sur les questions que beaucoup se posent sur des sujet touchant les personnes LGBTQI+.

Cela tombe bien, cet article vise à lister un certain nombre de questions que notre équipe reçoit fréquemment de la part de personnes qui souhaiteraient devenir des meilleur·e·s allié·e·s. Vous aurez donc l’occasion de satisfaire votre curiosité quant aux questions communes des autres, mais peut-être également d’apprendre des choses sur les personnes LGBTQI+ en général.

Comment savoir si une personne de mon entourage est LGBTQI+ ?

La seule manière fiable de le savoir est au final que cette personne vous le dise par elle-même. On a toutes et tous en tête des stéréotypes correspondant à certaines orientations et genres, mais ce ne sont que des clichés et produisent parfois l’effet inverse escompté. Les suppositions sont souvent erronées, dans un sens comme dans l’autre.

Lesbiennes enlacées milieu chantier

Ce qu’il faut surtout retenir, c’est qu’il y a une sous-représentation généralisée des personnes LGBTQI+. Il est fort probable qu’une personne de votre entourage se considère comme tel mais que vous ne soyez pas certain·e. Qu’elle décide de rendre ces aspects publics ou de les garder privés, ce n’est cependant pas à vous de décider.

Comment réagir si je suppose fortement une connaissance d’être LGBTQI+ mais qu’elle ne l’a jamais avoué ?

Comme évoqué précédemment, ce n’est pas à vous de décider si ces aspects privés devraient être rendus publics. Et il est possible que vos doutes ne soient pas justifiés en premier lieu. Là où vous pouvez cependant agir, c’est dans la création d’un environnement de confiance dans lequel la personne pourra plus facilement partager avec vous. C’est possible en vous montrant de manière subtile ouvert·e à ces sujets, que vous supportez le courage des personnes qui sortent du placard, … Si la personne en face de vous est en accord avec elle-même, cela maximisera les chances qu’elle vous fasse confiance. Mais encore une fois, c’est à elle de décider et non pas à vous.

Gardez également en tête que douter dans ce genre de situation n’est pas forcément lié à l’orientation sexuelle ou l’identité de genre. Il y a beaucoup de raisons pour lesquelles des personnes pourraient refuser d’être emmenées sur des sujets, et notamment le fait qu’elle ne souhaite pour l’instant pas que vous sachiez. Le meilleur moyen est certainement de leur faire comprendre que vous êtes là pour les écouter et entendre si besoin, mais toujours sans forcer leur main. Proposez des solutions où des choix sont ouverts, jamais des ultimatums.

Deux amies salle classe regardant mutuellement souriant

Quels conseils avez vous pour devenir un·e meilleur·e allié·e ?

Drapeau Allié hétérosexuel

C’est une question qui revient souvent, et à laquelle nous avons répondu directement en y consacrant un article à part entière. Aussi, nous vous invitons à aller lire ce dernier en suivant ce lien. Vous y découvrirez les caractéristiques les plus importantes chez un·e allié·e.

À noter que les conseils que nous donnons dans l’article mentionné sont largement repris de commentaires faits par des personnes LGBTQI+ évoquant ce qu’elles aimeraient retrouver chez les personnes se disant allié·e·s.

Que puis-je faire pour aider les personnes LGBTQI+ ?

Question qui pourrait paraître compliquée au premier abord, les réponses sont en fait relativement simples.

Tout d’abord, votre comportement joue beaucoup pour aider les personnes LGBTQI+. Si vous faites attention à ce que vous dîtes, et notamment aux propos LGBTphobes qui prennent souvent la forme d’insulte («c’est un truc de gay», «sale PD», «elle a vraiment l’air d’une gouine», …). Ces propos sont à bannir et peuvent d’ailleurs faire l’objet de condamnations, ou circonstances aggravantes lors de violences physiques par exemple, pour LGBTphobie. Essayez d’être un maximum inclusif·ve lorsque vous vous adressez à autrui, et notamment des personnes que vous ne connaissez pas ou peu. Essayez de vous débarrasser de vos clichés. Toutes ces manières d’interagir avec une personne LGBTQI+ pourra la conduire à être beaucoup plus en confiance pour s’ouvrir à vous, et vous permettre donc de les aider.

Prisme lumière arc-en-ciel reflet mains deux personnes

Si le simple fait de changer votre comportement n’est pas suffisant, vous pouvez toujours vous rapprocher de vos connaissances qui s’identifient comme LGBTQI+ et leur demander directement si elles ont besoin d’aide dans quelconque aspect de leur vie. Cela ne marchera certainement que si vous avez au préalable une bonne relation avec ces personnes. Dans une démarche plus ouverte, vous pouvez également vous rapprocher de toute entité qui œuvre pour les droits des personnes LGBTQI+ ou qui propose de l’aide aux minorités. Votre bénévolat et soutien compte énormément pour amener notre société à changer vers une inclusivité accrue. Pour une liste d’associations, vous pouvez directement consulter notre article dédié à ces dernières, même s’il reste largement incomplet puisque le tissu associatif français est très vaste. Aussi, renseignez-vous directement dans votre région. Les listes locales vous proposeront certainement un choix plus large, et par conséquent pourront vous amener vers ce qui vous convient personnellement le mieux.

Vous pouvez également montrer votre soutien et aider les personnes LGBTQI+ en participant à des événements arc-en-ciel telles que les marches des fiertés annuelles organisées chaque année dans tout l’Hexagone, mais également dans de nombreux pays. Cela peut être l’occasion d’aller visiter des villes ou pays voisins qui accueillent également des festivités qui resteront gravées dans votre mémoire.

Enfin, vous avez toujours possibilité de proposer votre aide au sein de votre établissement si vous êtes étudiant·e, ou votre entreprise si vous êtes sur le marché du travail. Toute entité a besoin de défenseurs des droits LGBTQI+, alors pourquoi ne serait-ce pas vous ? Cela permettra de participer de manière directe et active à l’inclusivité de vos lieux d’études ou de travail.

Il existe certainement d’autres manières d’aider les personnes LGBTQI+ mais cela semble déjà être un excellent début. Si vous commencez par appliquer une seule des choses mentionnées ci-dessus, vous trouverez certainement logique de continuer par la suite avec d’autres actions.

Deux femmes lesbiennes étudient ensemble

Comment dois-je réagir face aux LGBTphobies de personnes de mon entourage ?

Quand de tels propos font surface, il est utile d’en parler avec les personnes concernées. Essayez en restant calme et adoptant une attitude sympathique plus que réprimander les auteurs·trices des propos LGBTphobes. Il s’agit surtout de les aider à voir que leurs propos sont blessants pour la personne visée, et que cette dernière est bien plus qu’une simple orientation sexuelle et/ou identité de genre.

Cmpagne Ministère Intérieur Justice uniforme combattre LGBTphobies

Pour ce faire, il faut au préalable vous être renseigné·e de manière à pouvoir évoquer des faits dans la conversation. Il ne s’agirait pas de désinformer et propager des clichés, mais briser ces stéréotypes et mythes encore très répandus. Ceux-ci sont souvent l’origine d’une vision négative des personnes LGBTQI+. Expliquez simplement que tout le monde a le droit d’avoir un avis et une opinion, mais que les propos LGBTphobes sont intolérables.

Mais, on le répète puisque c’est très important : faites toujours cela d’une manière amicale. Si vous traitez autrui avec du respect, la probabilité pour que cet individu fasse de même avec vous est grande.

Comment puis-je ouvrir les yeux à une personne LGBTphobe ayant des arguments religieux ?

De manière générale, il est très difficile de faire changer d’avis une personne qui fonde cette dernière sur des convictions religieuses strictes. Et bien que ces personnes aient le droit de croire en ce qu’elles veulent, vous pouvez toujours transmettre des informations qui ne vont pas toujours dans leur sens. Bien amenées, ces dernières résonneront peut-être chez votre interlocuteur·trice.

Cela étant dit, il faut tout de même souligner que toute personne croyante n’est pas forcément sourde aux droits des personnes LGBTQI+. Ce n’est pas non plus impossible que des personnes religieuses supportent les minorités. En soit, les écrits religieux ne sont pas tous uniformes quant à l’attitude à adopter face aux personnes LGBTQI+. Certaines figures de la religion affirment même que certains passages relatifs aux relations entre personnes de même sexe ont été mal interprétés.

Imagine bible croix arc-en-ciel couleurs drapeau LGBT

Quelles réponses donner à un individu craignant d’avoir des rapports sexuels avec des personnes LGBTQI+ par peur du SIDA ou autre maladie sexuellement transmissible ?

Bien que l’épidémie du SIDA ait fait des ravages dans les communautés homosexuelles dans les années 1980 aux États-Unis, le cliché a la vie dure. Aujourd’hui, il existe de nombreux moyens pour se protéger, et les personnes vivant avec le VIH peuvent avoir accès à des traitements pour vivre une vie «normale».

Préservatifs rouges lutte contre le sida

Ayant connaissance de cela, il faut tout de même rappeler que le VIH n’est pas unique aux personnes LGBTQI+. Des relations sexuelles non protégées sont risquées à plusieurs niveaux, dont celui des maladies et infections sexuellement transmissibles (MST/IST). Il faut alors garder en tête que n’importe quel rapport sexuel, à partir du moment où il y a pénétration, pourra être l’origine d’une contamination et ce en dépit de l’identité de genre ou orientation sexuelle de votre partenaire. L’un des meilleurs moyens pour éviter les IST et MST reste de se faire dépister, et ce de manière régulière si vous changez fréquemment de partenaire.

Et pour les individus pensant qu’être en présence d’une personne LGBTQI+ pourrait les contaminer, rassurez ces personnes. Faites-leur savoir que le VIH ne se transmet que par rapport sans protection, d’une mère à son enfant durant la grossesse, ou par des perfusions de sang contaminé. Les fluides corporels tels que la salive, la sueur, les larmes, … ne transmettent pas le virus.

Je ne m’identifie pas comme personne LGBTQI+. Est-ce raisonnable de défendre leur cause et parler en leur nom ?

Bien plus que raisonnable, votre support est largement apprécié et bienvenu. Votre voix de «personne extérieure» est puissante. Elle peut permettre de porter l’attention sur les problèmes rencontrés par les personnes LGBTQI+ et les faire connaître par celles et ceux qui ne s’y sont pas intéressé·e·s par le passé. Si vous prenez la défense des minorités de manière publique, vos mots et vos actions seront à l’origine d’un écho au fond de vos interlocuteurs et interlocutrices. Ces individus prendront certainement conscience de combien ils et elles sont privilégié·e·s et que l’égalité et le respect ne sont pas des valeurs acquises, et ce même dans les sociétés Occidentales.

Votre courage deviendra un exemple à suivre, mais il faut tout de même mentionner un point important : il faudra mesurer vos mots. En effet, n’étant pas confronté·e aux LGBTphobies de manière quotidienne, il est possible que votre vision ne soit pas exacte. Aussi, nous vous invitons à bien vous renseigner avant de prendre la parole de manière publique sur un sujet relatif aux personnes LGBTQI+ si vous n’y connaissez pas grand-chose en premier lieu. Il ne faudrait pas transmettre des valeurs au nom des personnes LGBTQI+ qui ne reflètent en aucun cas ces dernières et leurs ressentis.

Lady Gaga National Equality March

À quelles formes courantes de discrimination font face les personnes LGBTQI+ ?

Les LGBTphobies peuvent se manifester sous plusieurs formes. On note surtout des violences, qu’elles soient verbales ou physiques. Mais il existe également des violences plus passives, et des discriminations qui prennent une forme plus juridique et/ou historique. Nous avons déjà écrit un article sur ce que sont les LGBTphobies et leurs différentes formes, que vous pourrez retrouver à ce lien. Notre équipe vous invite donc à lire ce dernier disponible en suivant ce lien et qui répond largement à cette question posée relativement fréquemment.

Pourquoi devrais-je m’intéresser aux problèmes des personnes LGBTQI+ quand je suis une personne cisgenre et hétérosexuelle ?

Liberté, Égalité, Fraternité. Ce sont les piliers sur lesquels la France s’est développée ces derniers siècles. Pourtant, une personne LGBTQI+ ne jouit pas des mêmes libertés que vous aujourd’hui lorsqu’elle est obligée de cacher son identité de genre ou son orientation sexuelle par peur des possibles conséquences. C’est une des manifestations, en plus de toutes les formes de LGBTphobies encore bien présentes dans notre société, que les personnes LGBTQI+ ne sont pas mises sur un même pied d’égalité que les autres. Et malgré l’évolution des lois dans ce sens, on observe toujours des points sur lesquels on retrouve des exclusions au plus haut niveau juridique de notre pays. Si c’est encore présent dans nos lois, alors imaginez ce que cela peut donner au niveau de relations individuelles lorsque les clichés attribués aux personnes LGBTQI+ entrent en jeu, ou les traitements que l’on peut leur réserver lorsqu’elles cherchent un emploi ou logement, lorsqu’elles veulent adopter ou subir une opération de changement de sexe, …

Groupe amis souriant photo groupe

Si nous voulons vraiment tendre vers cette idée de fraternité, il faut que toutes et tous apprennent à se mettre dans les chaussures d’autrui comme le disent si souvent nos amis anglophones. Si vous arrivez à comprendre les difficultés rencontrées par les minorités en général, vous avez déjà fait le plus gros du travail pour changer notre société et effacer les LGBTphobies.

En somme, le fait de vous intéresser à ce qu’endurent les personnes LGBTQI+ n’est qu’un premier pas vers une société plus inclusive. Si vous avez du mal avec l’empathie en général, remplacez le statut de cet·te inconnu·e en face de vous et réagissez comme si c’était votre frère ou sœur, votre enfant, votre parent, … Prenez le temps de respecter et tenir compte de son avis, son opinion, ses désirs, … Vous comprendrez rapidement combien votre écoute et votre respect est important par les réactions de vos interlocuteurs·trices.

Enfin, et pour finir, Martin Luther King a sagement prononcé ces paroles : «L’injustice, où qu’elle se produise, est une menace pour la justice partout». Songez à cela lorsque vous doutez de la pertinence de votre intérêt pour les personnes LGBTQI+.

Partager cet article sur :

Facebook
Twitter

Nous espérons que cet article vous aura aidé à répondre à quelques questions que nous recevons fréquemment. Nous espérons également que cette lecture a été l’occasion d’en apprendre plus sur les personnes LGBTQI+ de votre côté. N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires sur notre travail. Une section commentaire est disponible un peu plus bas sur cette page pour nous faire vos retours et éventuellement poser vos questions si ces dernières ne sont pas traitées plus haut.

Si vous souhaitez soutenir l’équipe de Drapeau-LGBT.fr et notre travail en vous faisant plaisir, un bouton ci-dessous vous ramènera vers notre boutique pleine de produits arc-en-ciel inclusifs. Pour ceux qui souhaitent continuer leur lecture, plus de contenu LGBTQI+ est disponible sur notre blog. Ce dernier est accessible via le second bouton :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Shopping cart
Il n'y a pas d'articles dans le panier !
0