Les actualités LGBT du mois d'Octobre 2020

Newsletter Octobre 2020 drapeau-lgbt.fr

Octobre 2020 sonne le reconfinement pour le mois à venir. Mais bien que ce soit le cas, la communauté LGBTQI+ était concernée par de nombreuses décisions et faits marquants ces dernières semaines.

Nous vous souhaitons une agréable lecture, et espérons que ce retour sur les faits marquants récents concernant les personnes LGBTQI+ vous sera utile et enrichissant.

Le monde du travail français plus dur envers la communauté LGBT en 2020

Commençons cette newsletter avec le monde du travail en France. Selon une étude menée par le Boston Consulting Group pour le site Têtu.com, l’inclusion des personnes LGBT au travail serait en recul depuis ces dernières années. Le rapport que vous pouvez retrouver à cette adresse fait un résumé des réponses obtenues de la part de 1 053 répondant-e-s.

On note, en effet, que les personnes LGBTQ+ tendent à cacher de plus en plus leur orientation sexuelle à leurs collègues. L’on recensait que 54% d’entre elles avaient fait leur coming-out dans leur environnement professionnel en 2018. En 2020, ce chiffre passait à 43%. Une chute libre qui est une première pour le sondage annuel de Têtu.

Dans leur étude, on notera cependant certains aspects particuliers. On y voit notamment que les hommes homosexuels sont plus à l’aise avec leur orientation sexuelle au travail que les femmes lesbiennes, avec des chiffres de 51 % out pour les premiers contre 37 % out pour ces dernières. Le problème se pose également pour les personnes trans et bisexuelles. 39 % des trans seraient out, presque autant que les lesbiennes, contre 21 % pour les personnes bisexuelles.

Gay pride marche des fiertes toulouse 2011 grand drapeau arc-en-ciel

Credit photo : Guillaume Paumier

On retrouve également quelque chose d’assez représentatif dans la population. Les personnes non-LGBTQ+ ont eu tendance à surestimer les actions de leurs entreprises en matière d’améliorations pour favoriser la diversité et l’inclusion. En effet, leurs jugements sont généralement beaucoup plus positifs que ceux des personnes LGBTQ+. Par exemple : 64 % des répondants non-LGBTQ+ estiment que les dirigeants de leur entreprise communiquent activement sur la diversité et l’inclusion des personnes de la communauté LGBTQ+. Mais lorsque l’on pose la même question aux personnes concernées (LGBTQ+), ces dernières ne sont que 22 % à être d’accord avec cela. C’est une différence de 42 points de pourcentage ! Preuve que les deux communautés ne voient et ressentent pas du tout les choses de la même manière.

Et bien que leur étude tente d’expliquer cela par un contexte économique changeant (plus de télétravail notamment), on retrouve les mêmes constats chez différents profils de la communauté LGBTQ+. Parmi ces derniers, la crainte des étudiants LGBT par rapport au monde du travail est ce qui semble le plus alarmant. Mais de ce qu’on peut lire comme rapports sur les milieux scolaires, y a-t-il vraiment un milieu plus adapté que les autres aux personnes de la communauté LGBTQI+ actuellement en France ?

L’auteure du livre Le Génie Lesbien boycotte la gent masculine qu’elle qualifie « d’assaillants »

Vous avez peut-être entendu parler d’Alice Coffin. Elle est relativement connue pour militer pour les causes féministes et LGBT en France, ainsi qu’à l’international. C’est également la cofondatrice de l’Association des journalistes LGBT et de la Conférence Européenne Lesbienne entre autres.

Et bien, cette dernière, enseignante de la Sorbonne et de l’Institut Catholique de Paris, sortait son livre le 30 Septembre dernier. Intitulé «Le Génie Lesbien», elle y explique son mode de pensée, son rôle au sein de La Barbe (groupe féministe). Elle y dénonce également le monopole d’une minorité composée de quelques milliers d’hommes blancs sur le pouvoir, prestige et l’argent. On retrouve également son boycott de choses d’origine masculine. Des écrits aux tableaux en passant par le monde du cinéma, Alice Coffin déclare notamment ne plus considérer les artistes masculins.

Bien évidemment, cette approche radicale ne fait pas l’unanimité et suscite beaucoup de critiques. Mais que l’on adhère à sa philosophie ou non, le livre de 280 pages brochées reste intéressant à lire pour comprendre son point de vue et revendications.

Élisabeth Moreno, présente le plan national contre les LGBTphobies 2020-2023

Le plan national d’actions pour l’égalité des droits, contre la haine et les discriminations anti-LGBT+ de 2020-2023 revient sur la situation des LGBTphobies en France, et les actions que le gouvernement de l’Hexagone veut mettre en place pour la communauté LGBT+.

Tout d’abord, Madame la Ministre chargée de la diversité, Élisabeth Moreno, souhaite bien faire comprendre aux personnes LGBTQ+ que le gouvernement ne les abandonnera pas. En effet, elle souligne la volonté de devenir un pays plus inclusif pour la communauté LGBTQ+ en soulignant la direction que nous prenons.

Ce plan s’appuiera sur quatre grands axes :

  • La reconnaissance des droits des personnes LGBT+

  • Le renforcement de leur accès aux droits

  • La lutte contre la haine anti-LGBT

  • L’amélioration de la vie quotidienne des personnes LGBT+

Mais tout cela reste relativement vague et large. Alors nous vous avons relevé les principales actions concrètes que le gouvernement compte mener. On retrouve l’accès à la PMA (Procréation Médicale Assistée) pour les personnes homosexuelles, ainsi que des femmes seules. Il y a également une volonté de lutte contre les thérapies de conversion, sujet qui revient un peu partout dans le monde et qui est déjà apparu dans nos actualités des mois précédents. On y voit aussi des détails qui importent beaucoup aux personnes LGBTQ+ comme un remaniement des formulaires administratifs pour prendre en compte les familles homoparentales (deux pères ou deux mères).

On voit également une volonté de transmettre les connaissances nécessaires aux forces de l’ordre. L’État dispensera des formations continues pour les référents LGBT+ au sein des différents postes de police et gendarmeries.

Bien que le plan soit national, il évoque en prime des mesures pour la communauté LGBTQI+ à l’international. Si vous n’étiez pas au courant, la peine de mort est toujours appliquée dans de nombreux pays contre les couples homosexuels. Les orientations sexuelles autres que l’hétérosexualité sont également très souvent considérées comme des maladies mentales. Le MEAE (Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères) se chargera donc de faire valoir leurs droits dans les différentes instances à l’ international. Cela passera par exemple par une prise de position de la France en faveur de la dépénalisation universelle des relations homosexuelles, et du respect des libertés fondamentales et des Droits de l’Homme pour les personnes LGBT+.

Si l’on en croit ce plan d’action et qu’une mise en place effective est possible pour 2023, il semblerait que le pays des Droits de l’Homme commence à vraiment prendre en compte les discriminations toujours trop présentes, et les incohérences entre la réalité sur le terrain et les discours tenus. Ce plan annonce des jours meilleurs pour les personnes LGBTQ+. Il ne reste plus qu’à espérer que ces promesses seront tenues.

Le drapeau LGBT géant de la mairie de Tours dérobé

Continuons avec un petit fait divers de l’actualité du mois d’Octobre. Le drapeau LGBT géant placé au niveau de la façade de la Mairie de Tours a disparu.

Il semblerait que les coupables soient des radicaux d’extrême droite comme le confirmait sur Twitter le journaliste Pierre Plottu. Le maire de Tours, Monsieur Emmanuel Denis, a décidé de réagir et porter plainte. Il confirme, au nom de sa mairie, sa volonté de rendre la ville plus inclusive et de lutter contre les discriminations LGBTphobes.

Comme mentionne le co-président du centre LGBT de Touraine, Johan Posson, cet acte confirme un fait. Le besoin de protéger, défendre et militer pour défendre les personnes LGBTQI+ et leurs droits.

Il profite également de cet incident pour adresser un autre message : « personne n’est seul face aux violences ».

Pour novembre 2020, la Marche des fiertés de Paris se transforme

Annonce faite avant que l’on assiste au reconfinement national. Cette année, la marche des fiertés de Paris ne se tiendra pas dans les rues de la capitale française. La raison principale évoquée par inter-LGBT (organisateurs), comme on peut s’en douter, est l’impossibilité d’envisager un tel événement avec la situation sanitaire actuelle. Et, avec l’allocution télévisée du Président datant du 28 Octobre annonçant le reconfinement, la Pride de Paris n’aurait de toute manière pas eu lieu cette année.

Mais alors, pourquoi consacrer une section de cet article à un événement annulé ? Et bien, l’annulation prévue bien à l’avance, il y a donc des solutions proposées. On assistera, à la place des marches habituelles, à des événements en ligne.

On notera par exemple l’organisation de tables rondes en ligne du 2 au 7 Novembre. Le sujet abordé sera « Santé bafouée : LGBTQI+ en danger ! ». On aura donc des débats qui porteront sur le système de santé français et son accès aux personnes LGBTQI+.

Marche des fiertés Paris 2020 - Pride Inter-LGBT

Les parisiens sont également invités à accrocher des drapeaux de la communauté LGBTQI+ à leur fenêtre, porte, façade … durant cette période. Les organisateurs veulent en effet que l’on continue à montrer notre soutien à toutes les personnes LGBTQI+. L’on sait que ce soutien est crucial en ces temps difficiles.

Et si vous ne possédez pas encore votre drapeau, n’hésitez pas à aller faire un tour sur notre boutique. Vous y trouverez peut-être votre bonheur dans la section drapeaux, ou bien une autre ! Et cela permet également de nous soutenir dans nos recherches et différentes rédactions.

Petra De Sutter nommée Vice-Première Ministre en Belgique

On part maintenant faire un tour chez nos voisins européens. Et tout d’abord, un arrêt en Belgique. Le pays vient d’élire Petra De Sutter, professeure de gynécologie à l’Université de Gand mais également députée écologiste, comme vice-Première ministre. Cela suit une période de crise politique de plus d’un an durant laquelle le pays était sans gouvernement. Elle sera donc en charge des entreprises publiques et de la fonction publique dans le pays.

Et si cette actualité nous intéresse, c’est parce que Madame De Sutter est la première femme trans à occuper une telle fonction. A noter qu’elle n’est pas étrangère au monde politique puisqu’elle était précédemment élue eurodéputée du groupe des Verts (élections européennes de 2019).

Dans un tweet datant du 4 Octobre, et suivant sa nomination, elle déclare (traduction drapeau-lgbt du tweet original en anglais) :

«Je suis fière qu’en Belgique et une majeure partie de l’Europe, notre personne ne soit pas définie par notre identité de genre, et qu’elle ne soit pas problématique. J’espère que ma nomination en tant que Ministre et Vice-Première Ministre pourra relancer le débat dans des pays où ce n’est pas encore le cas. #fighttransphobia»

Thérapies hormonales pour personnes trans et projet de loi contre l’homotransphobie en Italie

On poursuit avec deux nouvelles pour les personnes LGBTQI+ italiennes. La première, c’est la gratuité des traitements hormonaux destinés aux personnes trans.

Cette décision rendue par l’Agence Italienne du Médicament (AIFA : Agenzia Italiana Del Farmaco), agence gouvernementale nationale en charge de la réglementation des médicaments dans le pays, date du 1er Octobre. C’est le résultat de trois annnées de négociations et consultations médicales ainsi que légales entre l’AIFA et différentes organisations LGBTQI+. Cette décision concerne en particulier : la testostérone, l’estradiol, l’hémihydrate d’estradiol, le valérate d’estradiol, l’acétate de cyprotérone, la spironolactone, l’acétate de leuprolide, et la triptoréline.

La seconde nouvelle n’est autre que les rassemblements et protestations qui ont eu lieu ces deux dernières semaines dans de nombreuses villes italiennes. Ces protestations de personnes LGBT+ viennent à un moment crucial. La Chambre des députés italienne doit examiner un projet de loi appelée «Zan», nom de son porte-parole Alessandro Zan. Ce dernier est un député démocrate (parti de gauche) et ouvertement homosexuel. Son projet de loi porte sur l’homotransphobie. S’il venait à passer, l’Italie déploierait des moyens pour protéger, accueillir et soutenir les victimes de violences et/ou LGBTphobies. Tout ceci serait mis en place par un fond de solidarité, et géré par un bureau de prévention et d’assistance.

Italie marche des fiertés Pride Stretto

Credit photo : Alessandro Grussu

Mais tout comme en Pologne, le projet favorable aux personnes LGBTQ+ divise le pays. D’un côté, on retrouve un grand nombre de catholique défavorable à ce projet de loi. De l’autre, la communauté LGBTQI+ et ses allié.e.s. Nous vous tiendrons au courant lorsque nous aurons connaissance de la décision prise par la Chambre par rapport à ce projet de loi.

La Cour Européenne des Droits de l’Homme sanctionne la Géorgie pour brutalités homophobes

Le marteau de la Cour Européenne des Droits de l’Homme a retenti le 8 Octobre, alors que l’on célébrait le 70ème anniversaire de la Convention européenne des droits de l’homme. Le verdict rendu est favorable aux personnes LGBTQI+. Mais que s’est-il passé exactement ?

La Géorgie est un pays longiforme situé au Nord de la Turquie et sur les bords de la mer Noire. Nous ne sommes pas tous forts en géographie, donc cela vous permettra peut-être de localiser plus facilement le pays. On précise également cela pour ne pas confondre avec l’État de Géorgie situé aux États-Unis, au Nord de la Floride.

70ème anniversaire Convention européenne des droits de l'homme

Mais pour en revenir à nos actualités LGBTQI+ : les forces de l’ordre géorgiennes auraient effectué des fouilles à nu lors d’une « visite » rendue à une organisation LGBT+.

Non seulement, ces fouilles sont gênantes en soit. Mais la raison qui pousse la Cour Européenne des Droits de l’Homme à prendre cette décision est plus poussée. C’est que la réalisation de ces fouilles n’avait aucun motif apparent. En plus de ces faits destinés à punir les défenseurs des droits LGBTQI+, les policiers auraient prononcé des menaces et insultes.

La conclusion que la Cour Européenne des Droits de l’Homme effectue est donc la suivante : ces fouilles sont en totale violation des droits des intéressés, et s’apparentent à une forme de LGBTphobie. En conséquent, la Géorgie devra, en compensation pour préjudice moral, verser une somme de 2 000 euros à chaque personne fouillée. Bien que ce soit, à notre goût, relativement faible, on peut toujours penser que c’est une condamnation qui fera peut-être réfléchir à deux fois certains.

Thérapies de conversion : des députés européens appellent à une interdiction de ces pratiques

Le 10 Octobre, une soixantaine d’eurodéputés avaient signé une lettre ouverte destinée à la Commission Européenne, et plus particulièrement adressée à :

La soixantaine d’eurodéputés signataires demandent une chose simple et censée : que l’on mette fin aux thérapies de conversion dans l’Union Européenne. Cela rejoint de nombreux pays dans leur démarche pour mettre fins à ces pratiques qualifiées de torture.

C’est d’ailleurs un mot retrouvé dans la première phrase du document : « Conversation therapy » practices are torture (En français : Les « thérapies de conversion » sont de la torture). Et le document poursuit avec des mots qualifiant ces pratiques de cruelles, inhumaines, dégradantes…

Parlement européen députés vote à main levée

Vous l’aurez compris, nous sommes peut-être à l’aube d’une ère nouvelle dans l’Union. C’est en tout cas ce que nous souhaitons pour toute personne européenne. Et nous espérons que cela s’étendra au-delà des frontières de l’Union Européenne aussi rapidement que possible.

Le pape Francis et les personnes LGBTQI+

Le documentaire «Francesco» diffusé à l’occasion de la fête du cinéma à Rome fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours. La raison ? Un discours novateur de la part du Pape François.

Avant d’accéder à son statut actuel, le Cardinal argentin Jorge Mario Bergoglio s’opposait fortement et fermement au mariage homosexuel. C’était en 2010, trois ans avant son élection, alors que le Sénat argentin débattait sur une loi pour l’union de personnes de même sexe.

Pape Francis drapeau arc-en-ciel LGBT

Et puis, en 2013, tout semblait avoir changé. Le souverain pontife militait pour une Église Catholique accueillante, aimante, et pour tous, en dépit de l’orientation sexuelle. Il y a bien eu quelques moments d’égarement qui ne reflétaient pas cela de la part du Pape François. Mais il sera tout de même nommé personnalité de l’année par le magazine LGBT The Advocate en 2013. Il reçoit d’ailleurs le même titre de la part du Time Magazine la même année.

Retour sur la fête du cinéma de Rome d’il y a quelques jours. Le documentaire diffusé montre le Pape Francis prononcer des paroles novatrices pour son statut :

Une personne homosexuelle a le droit de faire partie de la famille. Ce sont les enfants de Dieu, ils ont le droit à une famille. Personne ne devrait être rejeté ni vivre une vie impossible à cause de cela. Ce que nous devons faire, c’est une loi de cohabitation civile. De cette façon, ils seront légalement couverts.

Plusieurs points sont cependant remis en cause. Notamment, la position du Pape qui ne serait unanime au sein du Vatican, et donc temporaire. Mais on retrouve des avis principalement optimistes penchant vers une visibilité et acceptation accrue, résultat d’un recul de l’homophobie, pour les personnes LGBTQI+. On retrouve en tout cas une grande reconnaissance de la part d’une grande majorité des personnes LGBTQI+ catholiques. Et la comparaison avec la position de Benoît XVI, fermement opposé au mariage pour tous, revient également beaucoup sur la table. On qualifie donc le discours du Pape Francis comme progressiste.

Le mariage pour toutes/tous et l’avortement en péril aux Etats-Unis

L’Amérique parle beaucoup de ce sujet ces derniers temps. La nomination de Amy Coney Barrett à la Cour Suprême arrive en fin de campagne électorale américaine. Le gouvernement de Trump fût expéditif dans cette affaire. On apprenait le lundi 26 octobre la confirmation de Amy Coney Barrett à la Cour Suprême. Elle prendra ses nouvelles fonctions le lundi 2 novembre, veille de l’élection présidentielle.

Et cela pose un certain nombre de problèmes, qu’ils soient d’ordre politique avec le clan Biden (Démocrates), ou social. En effet, Amy Coney Barrett est une catholique pratiquante avec des idées conservatrices. Elle est notamment connue pour être opposée à l’avortement et au mariage pour tous.

Le problème était déjà bien présent puisqu’en début de mois, des juges conservateurs de la Cour Suprême américaine critiquaient les décision de légaliser le mariage pour toutes/tous. En ce qui concerne l’avortement, il est en théorie autorisé depuis 1973 (arrêt Roe v. Wade, puis 1992. arrêt de Parenthood v. Casey) aux États-Unis et selon le quatrième amendement protégeant le droit d’une femme à disposer de son corps.

Amy Coney Barrett drapeau américain

Le texte exact est « The right of the people to be secure in their persons », en français : « Le droit des citoyens d’être garantis dans leur personne ».

Mais beaucoup d’établissements américains ne pratiquent plus les Interruptions Volontaire de Grossesse (IVG). Ajouté à cela, chaque État fédéral peut apporter certaines modifications à ce droit que l’on pourrait considérer comme basique et fondamental en France. Selon des études menées par des groupes pour les droits reproductifs, plus d’une vingtaine d’États pourraient décider de bannir l’IVG s’ils en avait l’opportunité.

Alors la nomination d’une nouvelle conservatrice à la Cour Suprême ne devrait pas arranger les choses. On pourrait voir le « pays des libertés » revenir en arrière sur certains acquis dans les prochaines années.

M&M’s USA pour #SpiritDay et la jeunesse LGBTQI+

“Courts” paragraphes pour présenter le Spirit Day (qui tombait le 15 octobre cette année), date importante pour les personnes LGBTQI+.

A l’origine, c’est une réponse à une vague de suicide d’élèves homosexuels victimes de bullying. Arrivant pendant le National Bullying Prevention Month (Mois pour la Prévention Nationale du Harcèlement aux États-Unis) et largement médiatisée, cette vague de suicide a pris comme signe distinctif la couleur mauve. Cette dernière est un symbole de soutien pour la jeunesse LGBTQI+ particulièrement victime de harcèlements. C’est également une marque de respect pour ceux qui ont choisi la mort à la vie à cause de ces violences et discriminations.

Spirit Day est notamment promu par la GLAAD (Gay & Lesbian Alliance Against Defamation, ou en français : l’Alliance Gay et Lesbienne Contre les Diffamations). Mais ces dernières années, de nombreuses marques et personnalités se joignent à la cause. C’est par exemple le cas de M&M’s USA avec leur campagne sur la plateforme facebook que nous vous présentons ici. Mais c’est également le cas de marques comme Amazon, Skittles, Kellogg’s, la NBA, et l’on en passe encore beaucoup !

Human Rights Watch publie un article inquiétant sur des condamnations en Algérie

L’organisation Human Rights Watch rapporte de multiples condamnations pour homosexualité en Algérie. Selon le rapport, un verdict datant du 3 septembre 2020 condamnait deux personnes à la prison, et 42 autres à de la prison avec sursis. Cela suit des arrestations massives après ce que la police locale appelle un «mariage gay».

Cette affaire commence le 24 juillet 2020. Les autorités algériennes seraient rentrées dans une résidence privée pour y arrêter 9 hommes et 35 femmes, pour la plupart étudiant(e)s. Ces derniers célébraient l’union de deux d’entre eux. Les preuves de culpabilité retenues (pour homosexualité) contre les accusé(e)s seraient des descriptions policières des lieux. On parle ici de fleurs, décorations, ainsi que d’une « apparence homosexuelle » de certaines personnes.

Drapeau Algérie manifestants sous arc-en-ciel

Credit photo : Ilgrandecolibri

L’organisation Human Rights Watch dénonce donc ces arrestations et condamnations scandaleuses. Elle demande également le relâchement des prisonniers injustement détenus. L’Algérie est connue pour avoir des lois de moins en moins inclusives. Mais jusqu’ici, aucun rapport ne mentionnait des condamnations sur des apparences, et sans fondement et/ou preuve. Pourtant, les 44 personnes arrêtées en Juillet sont reconnues coupables de «relations homosexuelles», «indécence publique» et «incitation à enfreindre les mesures de quarantaines liées à la covid-19».

L’Algérie, comme beaucoup d’autres pays du monde, a encore un long chemin à faire. Mais encore faut-il partir dans la bonne direction, chose qui ne semble pas (plus) être le cas !

Tortures et arrestations dans la communauté LGBTQ+ en Égypte : l’organisation Human Rights Watch dénonce

Encore une fois, la communauté internationale accuse l’Égypte de pratiques condamnables par le droit international. On entendait déjà parler du pays récemment pour ses arrestations arbitraires de journalistes et activistes notamment. Cette fois-ci, c’est l’organisation de défense des Droits de l’Homme, Human Rights Watch (en effet, on reste avec eux un peu plus longtemps !). qui dénonce des tortures et arrestations dans la communauté LGBTQ+ dans le pays. Nos informations proviennent directement d’un communiqué de l’organisation datant du 1er Octobre 2020.

Message solidarité personnes LGBT égyptiennes emprisonnées

On y retrouve des accusations très inquiétantes alors que la communauté internationale ferme les yeux sur les actions LGBTphobes des forces de l’ordre Égyptiennes. On retrouve notamment des arrestations arbitraires de personnes LGBT, des conditions de détention qualifiées d’inhumaines, des traitements dignes d’un long métrage Hollywoodien avec passage à tabac fréquents, tortures ou encore incitations à la violence entre codétenus. Mais également, faux profils sur les applications de rencontre ou les réseaux sociaux et fouilles illégales des téléphones portables seraient monnaie courante.

En continuant quelques lignes plus loin, on peut lire d’autres atrocités que nous vous épargnerons. Le rapport centralise de nombreux témoignages de victimes de ces violences. Il faut également se rappeler que ce n’est qu’une petite partie des personnes touchées par ces actes LGBTphobes. Beaucoup sont toujours détenues de manière illégale et injustifiée dans des prisons insalubres au pays des pyramides.

Si vous souhaitez en savoir plus, nous vous invitons à lire le communiqué de Human Rights Watch. Bien que ce soit déconseillé aux personnes sensibles, il est important que ces informations soient connues par un grand nombre. On ne peut laisser des traitements aussi horribles inconnus de la majorité, mais surtout impunis.

Préjugés au Japon : Une Pride House pour la communauté LGBTQ+ ouvre ses portes à Tokyo

Beaucoup de français sont fascinés par le Japon. La culture japonaise se transmet notamment par les mangas et séries japonaises ainsi que la nourriture, les samouraïs, l’architecture… Mais des aspects du pays restent relativement inconnus.

Parmi ceux-ci, on retrouve par exemple les préjugés à l’égard des étrangers ou des personnes LGBTQI+. En effet, le coming-out n’est pas une chose facile à faire dans la société nipponne. Mais nous avons une bonne nouvelle pour ceux d’entre vous qui passeraient par le Japon ! (Lorsque la situation sanitaire le permettra. A bon entendeur, nous sommes (re)confinés jusqu’à nouvel ordre !)

En effet, une Pride House ouvre ses portes à Tokyo. S’inscrivant dans une tradition post-Jeux Olympiques, cette ouverture traduit un objectif qui n’est autre que combattre les préjugés, ainsi que de tenter d’éduquer les japonais quant aux différentes orientations sexuelles, identités de genres, et leur acceptation.

Comme dans beaucoup de pays, les alliés LGBT+ se font de plus en plus nombreux au Japon. Mais ce n’est pas encore jugé suffisant. La société reste réfractaire à la communauté LGBTQI+. On entend régulièrement des propos choquants de la part d’hommes politiques ou célébrités du pays.

On sait aussi que, pour faire reconnaître leur identité de genre de manière officielle, les personnes trans japonaises doivent subir une stérilisation.

Cela va évidemment à l’encontre de la communauté LGBTQ+. Mais pire encore, c’est une parfaite transgression des droits humains internationaux. C’est notamment pour ces raisons que l’on souligne cette ouverture de la Pride House de Tokyo ! Et, comme peut-être certains d’entre vous, nous espérons pouvoir nous y rendre un jour.

Fait rare en Corée du Sud : un chanteur fait son coming-out

C’est une chose très rare en Corée du Sud. Le chanteur de 30 ans, Kwon Do Woon, fait son coming out à l’occasion de ses dix ans dans l’industrie. Ce dernier souhaiterait devenir un représentant des droits humains pour les personnes LGBTQI+. Il voudrait également que son coming out serve d’exemple pour d’autres célébrités.

En effet, souvent lié à leurs contrats, et par pression dans la société, peu de personnes LGBTQI+ font leur coming out. Pire encore, beaucoup refoulent totalement leurs sentiments et/ou identité par peur du regard des autres.

C’est donc une initiative que nous souhaitons soutenir, et encourager par la même occasion d’autres à sortir du placard. Dans son post instagram, le chanteur coréen dit être surpris par le nombre d’articles le concernant dans la presse. Il dit également qu’il va travailler plus, et plus dur avant de finir par remercier les personnes qui le soutiennent dans sa démarche.

La Première ministre de Nouvelle-Zélande veut interdire les thérapies de conversion

Jacinda Ardern est la Première Ministre de Nouvelle-Zélande. Lors de son premier mandat, elle avait déjà essayé de faire passer une loi pour faire interdire les thérapies de conversion. Mais sa première tentative fût un échec. Selon elle, le système dans lequel elle évolue n’était pas propice à l’époque. Mais elle confirmait son envie de réessayer si elle se voyait réélire, et donc son mandat prolongé.

Jacinda Ardern marche des fiertés Pride Parade Auckland 2018

Une élection plus tard, la voilà de nouveau à la tête du gouvernement néo-zélandais. Jacinda évoquait dans une entrevue avec Olivier Hall, et résumée sur le site du GayExpress que « chacun devrait être libre d’être ce qu’il veut ». On attend donc des actions de la part de cette Première Ministre du Parti travailliste (Parti centre gauche) qui entame son second mandat.

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