Les actualités LGBTQI+ du mois de Novembre 2020

Nous voilà arrivés au mois de décembre 2020. Nous entamons déjà la période des chocolats chauds dans notre plaid et des distributions de cadeaux. Cela fait également un mois que nous sommes “confinés”, malgré un premier assouplissement des mesures depuis le 28 novembre. Un long mois pendant lequel beaucoup se questionnent sur leur avenir. Mais les actualités LGBTQI+ ne se sont pas arrêtées pour autant.

Newsletter actualités LGBTQI+ drapeau-lgbt.fr - Novembre 2020

Fidèles au poste, l’équipe drapeau-lgbt.fr vous a prévu, comme chaque mois, une lecture qui pourra combler une petite partie de votre temps. Nous sommes au courant de l’ennui que le confinement, les restrictions sanitaires, ou les fêtes de fin d’année pour certains peuvent engendrer. Nous avons donc décidé de faire un peu plus long que d’habitude. Et ce malgré un manque d’actualités pertinentes en France ces derniers temps.

Le calendrier de l’avent 2020 du site drapeau-lgbt.fr.

Souhaitant participer à la fameuse tradition des calendriers de l’avent, nous voulions commencer cette newsletter par vous annoncer que nous aurons également le nôtre. Ce calendrier prendra la forme d’articles publiés quotidiennement du 1er jusqu’au 24 décembre.

Drapeau-lgbt.fr logo Noël

Ces articles traiteront de divers sujets LGBTQI+ (questions, événements, actualités, …). Une belle opportunité pour découvrir et/ou parfaire votre culture sur différents sujets LGBTQI+ et vous tenir occupé(e) durant cette période.

Chacun de ces articles quotidiens sera publié à 9h du matin, heure française (GMT+1). Nous vous conseillons donc de revenir régulièrement sur notre section blog afin de profiter de ce contenu gratuit.

Si ce n’est pas également déjà fait, n’hésitez pas également à vous inscrire à notre newsletter. Vous recevrez automatiquement un mail mensuel traitant de certaines actualités LGBTQI+ du mois passé. Un formulaire d’inscription à notre newsletter est à votre disposition à la fin de cet article.

Le Transgender Day of Remembrance du 20 Novembre 2020.

Une nouvelle année de plus, et toujours les mêmes constats… Trop de personnes trans ainsi que d’autres identités de genre minoritaires sont victimes. Que ce soit le résultat de discriminations de toute sorte, de violences, ou à travers un mal-être certain.

Le 20 novembre 2020, comme toutes les années depuis 1999, nous rendions hommage aux personnes trans victimes d’actes de transphobie. Ce rassemblement annuel commence grâce à Gwendolyn Ann Smith, en l’honneur de Rita Hester : une femme transgenre tuée en 1998.

La tradition continue, et est devenue le Transgender Day of Remembrance. Et cette année 2020 fût un peu particulière en raison de la situation sanitaire.

Transgender day of remembrance - Novembre 2020

Credit photo : SF LGBT Center

Retour sur la mort de Doona Jué.

Pour cette année, nous tenions à revenir sur un cas particulier : celui de Doona Jué. Cette étudiante trans en psychologie à l’Université Paul-Valéry de Montpellier décidait de mettre fin à ses jours le 23 Septembre 2020. Mais qu’est-ce qui peut pousser une jeune femme à de tels extrêmes ?

Pour faire aussi simple que possible à propos d’un sujet complexe, elle était quotidiennement victime de transphobies. Elle était déjà l’auteure de nombreuses tentatives de suicide. Mais personne ne semble avoir entendu le signal de détresse lancé par la jeune trans. Le Crous de Montpellier aurait, quelques heures avant sa mort, menacé de lui retirer son logement universitaire et les aides qu’elle recevait sous forme de bourse universitaire. C’était la menace de trop. Elle saute quelques heures plus tard sur les rails de la gare Montpellier Saint-Roch, et passe sous un train.

Nous voulons dans cette section commémorer la mémoire de Doona, ainsi que celles des autres victimes. On estime que 500 personnes sont mortes de transphobies dans le Monde en 2019. Et puisque le confinement aggrave la situation des personnes LGBTQI+, il est probable que cette année ne soit pas plus clémente avec les personnes trans. Ensemble, soyons forts pour que ces personnes bénéficient d’un meilleur avenir. Et faisons en sorte que la fin tragique de Doona éclaire nos pas vers des horizons plus cléments et exempts de LGBTphobies.

La Commission Européenne dévoile sa première stratégie pro-LGBTQI+.

La Commission Européenne présentait milieu novembre son tout premier plan pour l’égalité LGBTQI+ au sein de l’UE. Cela fait suite au discours sur l’état de l’Union 2020 prononcé par Madame Von Der Leyen en septembre (Cf. Actualités LGBTQI+ de septembre). L’annonce arrive quelques jours après que le gouvernement de Orbán dévoile ses plans pour restreindre les droits des personnes LGBTQI+ en Hongrie.

La Hongrie en bref

Tout d’abord, il faut savoir que la Hongrie met en place de nombreuses initiatives anti-LGBTQI+. Ce sera d’ailleurs l’objet d’une section de cet article que vous pouvez retrouver ici. Le gouvernement hongrois s’en prend régulièrement aux droits les plus fondamentaux des personnes LGBTQI+. C’est également le cas pour les droits des Roms et autres minorités.

Mais ce n’est pas le seul pays de l’Est de l’UE dans cette situation. Nous avons souligné dans nos précédentes newsletter la situation catastrophique en Pologne, pour ne citer qu’elle.

Photo Pride Budapest 2015 - drapeau-lgbt arc-en-ciel

Credit photo : Justin Vandyke

La Commission Européenne et sa nouvelle stratégie

Bien évidemment, Bruxelles ne pouvait rester passive face à ces inepties et violations des Droits de l’Homme dans l’Est de l’Europe. Dans sa stratégie pro-LGBTQI+ de 2020-2025, Bruxelles veut se baser sur quatre grands piliers :
Drapeau Européen LGBT arc-en-ciel
  • Le premier est la lutte contre les discriminations. Cela passera par une réforme des protections juridiques. La Commission travaille également sur un rapport de l’accès aux emplois qu’elle publiera en 2022. Enfin, elle compte présenter une initiative de cadre réglementaire pour lutter contre les biais de discriminations dans les systèmes d’intelligence artificielle.
  • Le second pilier est la garantie de la sécurité. La Commission Européenne souligne un faible taux de signalement des crimes de haine et discours LGBTphobes. En 2021, elle présentera donc son initiative pour allonger la liste des crimes dans l’Union Européenne. Parmi les nouveaux actes criminels, on retrouvera ces discours haineux et tout acte de discrimination visant les personnes LGBTQI+. L’UE qualifiera ces derniers comme crimes de haine. Mais le plan ne sera pas entièrement fait de sanctions. Bruxelles propose aussi d’augmenter les budgets accordés aux initiatives lutant contre les LGBTphobies et crimes de haine.
  • Le troisième pilier concerne la protection des droits des « familles arc-en-ciel ». Ce pilier repose sur une volonté de la Commission Européenne à présenter de nouvelles législations. Ces dernières imposeraient notamment une reconnaissance mutuelle de la parentalité. On y trouve également la volonté d’imposer la reconnaissance des parents de même genre. Cela éviterait d’avoir des différences dans le statut des parents quand des familles voyagent au sein même de l’Union Européenne.
  • Et enfin, le quatrième pilier évoque l’égalité des personnes LGBTQI+ dans le monde. La Commission souligne la violence et les violations des droits des personnes LGBTQI+ au niveau mondial. Elle prend l’engagement de soutenir ces personnes en prônant l’égalité pour tous.
Couple se donnant la main devant drapeau-lgbt arc-en-ciel

Pour tenir ses engagements, Bruxelles fait appel à la commissaire chargée de l’égalité et son équipe. Ces personnes seront en charge d’intégrer ces politiques dans les différentes politiques et initiatives de l’Union Européenne.

C’est donc une stratégie chargée de bonnes nouvelles pour les personnes LGBTQI+. À voir si les promesses suivront et comment leur mise en place se concrétisera sur les prochaines années. On peut notamment s’attendre à une résistance assez forte des pays de l’Est de l’Europe. Dans tous les cas, on vous tiendra au courant de l’évolution des choses au fur et à mesure de leur avancement !

La législation norvégienne continue à renforcer la protection des personnes trans et bi.

C’est une initiative similaire à celle que l’on vient de citer précédemment. Le Parlement de Norvège décidait d’ajouter dans son code pénal les discours de haine LGBTphobes comme crimes début novembre. Cette décision vient probablement en réponse aux annonces de la Commission Européenne.
Pride New-York Nordics4Equality - marche des fiertés

Credit photo : Sweddennewyork

Les gays et lesbiennes bénéficient d’une protection légale depuis 1981 en Norvège. C’était la première loi au monde qui protégeait les personnes LGBT de discriminations. Cette protection couvre désormais aussi les personnes bisexuelles et trans.

Les personnes coupables de discours de haine paieront dorénavant une amende. Ils risquent, en plus de l’amende, entre une et trois années en centre de détention selon la nature des propos tenus et le contexte.

La Norvège confirme avec cette initiative être un pays ouvert aux communautés LGBTQI+. On peut notamment citer son système acceptant le changement de genre sans diagnostic médical. Certains rapports de ILGA-Europe montraient cependant des crimes homophobes en hausse dans le pays. Nous verrons donc si ces nouvelles décisions permettent aux personnes LGBTQI+ de Norvège de trouver justice dans leur système pénal. Et nous espérons que l’initiative permettra une baisse des actes de LGBTphobies dans le pays.

Les Pays-Bas continuent leur combat contre les LGBTphobies.

Les Pays-Bas mènent également leur combat contre les LGBTphobies. Cette fois-ci, c’est un projet de loi déposé au parlement qui vise ces discriminations.

Ce sont les institutions éducatives, et notamment les écoles religieuses qui sont visées par ce projet de loi. En effet, les écoles des Pays-Bas peuvent actuellement refuser des élèves selon certains critères.

C’est un fait tristement inscrit depuis 1917 dans leur Constitution. L’article 23 autorise les écoles à organiser l’éducation selon certaines croyances telles que la religion. Le fait de ne pas être chrétien, être une personne LGBTQI+ ou avoir des parents LGBTQI+ sont des motifs de refus pour des potentiels élèves.

Imagine bible croix arc-en-ciel couleurs drapeau LGBT

Ce projet de loi pro-LGBT obtient déjà beaucoup de soutien de la part de la Chambre basse. Pour n’en citer qu’un, le membre du Parti Socialiste Jasper van Dijk partageait son opinion avec la Nederlandse Omroep Stichting (« Fondation de radio-télévision néerlandaise » en français). Il évoquait « souhaiter que tous les enfants puissent aller à l’école ensemble ». Bien évidemment, on retrouve aussi une opposition menée notamment par l’Appel chrétien-démocrate et le ChristenUnie (partis politiques).

Nous vous tiendrons au courant des suites de ce projet de loi lorsque le vote de ce dernier sera à l’ordre du jour. Nous n’avons cependant aucune date précise à vous communiquer à l’heure où nous écrivons ces lignes.

La Finlande pointée du doigt pour homophobie.

Fait surprenant puisque l’on associe souvent les pays du Nord de l’Europe comme très inclusifs. Au début du mois de novembre, des propos du Centre for Military Medicine (Centre de Médecine Militaire) finlandais choquaient. En effet, le personnel du centre évoquait que « l’homosexualité est un obstacle au service militaire des forces armées». C’est en tout cas l’idée que l’on retrouvait dans un de leurs manuels d’instruction visant tout particulièrement l’homosexualité. Le personnel du Centre est en charge du personnel des forces de défense et de leur santé.

Photo marche armée finlandaise - couleurs drapeau arc-en-ciel LGBT

Credit photo : News Now Finland

Le conseil donné aux militaires gays était de s’engager dans la classe C pour les bilans de santé. Cette catégorie exempt les individus de service militaire si le pays n’est pas en guerre, et comprend notamment les personnes avec des maladies mentales.

En réponse aux nombreuses critiques, le surveillant pour l’égalité (ombudsman) insistait sur le fait que l’homosexualité n’était pas considérée comme un trouble mental. Il ajoutait également que les personnes homosexuelles ne devraient pas tomber dans la catégorie C pour leur orientation sexuelle. Considérant le manuel offensif, les parties homophobes sont depuis retirées du livre de formation initiale.

Notre équipe était relativement étonnée par cette nouvelle. Notamment puisque la Finlande figurait tout en haut du Gay Happiness Index pour les personnes LGBT+. Le pays a d’ailleurs une Première Ministre (Sanna Marin) fière d’être fille d’un couple de parents de même sexe. Mais cela prouve que même des pays qui sont en apparence LGBT-friendly font également face aux LGBTphobies.

Approbation du projet régional contre les LGBTphobies par la Chambre des députés italienne.

Nous évoquions cette possibilité dans notre article des actualités LGBTQI+ du mois dernier. C’est maintenant chose faite. La Chambre des députés italienne votait en début de mois le projet de loi «Zan». Il est maintenant approuvé (265 voix pour face à 193 voix contre). Il ne manque donc plus que l’accord du Sénat pour que la loi entre en vigueur.

Pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion de lire notre article du mois dernier, voici un petit récapitulatif de ce projet de loi :

Tout d’abord, il faut savoir que le projet est régional, et ne concerne que la région du Latium. C’est une région centrale de l’Italie qui comprend notamment les villes de Rome, Latina, Guidonia Montecelio et Flumicino.

Ensuite, la principale initiative proposée est la mise en place de loi contre les discriminations et discours de haine anti-LGBTQI+. Ce projet de loi concerne également la mise en place de moyens pour soutenir les victimes de violences., les protéger et accueillir. Pour réaliser cela, le projet de loi «Zan» mettrait en place un fond de solidarité géré par un bureau de prévention et d’assistance.

Chambre des députés italienne pendant session de vote - drapeaux de l'Italie

Nous espérons donc pour la communauté LGBTQI+ que le Sénat italien décide de ratifier ce projet de loi sous peu. Cela rendrait l’Italie un peu plus LGBT-friendly. On rappelle que l’Italie est un pays où les LGBTphobies et autres discriminations sont courantes. L’italie se situe au 40ème rang du Gay Happiness Index, ce qui est relativement faible par rapport à ses voisins d’Europe de l’Ouest. Pour donner quelques exemples, la France arrivait 21ème, l’Allemagne 14ème, et la Suisse 9ème.

Une proposition de loi du gouvernement Hongrois contre les couples homosexuels.

On évoquait déjà le sujet dans la partie concernant la nouvelle stratégie de la Commission Européenne. Nous souhaitions revenir ici en détail sur un sujet d’actualité de Hongrie anti-LGBTQI+.

Dans la première moitié du mois de novembre 2020, le gouvernement hongrois proposait d’interdire l’accès à l’adoption pour les couples de même sexe. Cette proposition limiterait l’adoption aux couples majoritairement mariés. Les personnes seules nécessitent des permissions spéciales accordées par le Ministère en charge des affaires familiales pour adopter un enfant.

Photo Ader Janos - Président hongrois pendant discours

On tient tout de même à préciser que l’adoption est théoriquement possible pour les couples LGBT hongrois actuellement. Mais cette adoption a un prix. Seule la personne du couple faisant les démarches comme «personne seule» peut prétendre une reconnaissance légale.

De nombreuses organisations pro-LGBT pointent du doigt les pratiques du gouvernement hongrois pour deux raisons. Tout d’abord, elles accusent le gouvernement de ne pas donner priorité aux mesures sanitaires. À l’heure où le pays était à un pic dans le nombre de nouveaux cas journaliers, les dirigeants en place donnaient priorité à leurs idées anti-LGBT plutôt que de s’occuper de la situation sanitaire. Le gouvernement profiterait également de la situation sanitaire et l’interdiction de manifestations pour faire passer des lois anti-LGBTQI+ dans la Constitution «sans opposition».

Mais ceci n’est qu’une actualité parmi tant d’autres. Le gouvernement hongrois redéfinissait cette année le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme. Il empêchait la reconnaissance des personnes trans et intersexes dans les documents officiels. Ce même gouvernement bannissait les livres pour enfant donnant une idée positive de la diversité des genres et orientations sexuelles. En somme, ces décisions confirment notre idée que la Hongrie aura énormément de mal à mettre en place les nouvelles directives européennes.

La Russie reculerait-elle face aux activistes pro-LGBTQI+ ?

La presse évoquait récemment des problèmes de santé du Président Poutine. Mais ce n’est pas la seule chose qui semble faiblir. La lutte anti-LGBT que menait le Kremlin ferait-elle face à une puissante opposition ?

Au milieu du mois de novembre, la Russie annonçait l’annulation de deux projets de loi anti-LGBT. L’un des projets de loi voulait interdire le changement de genre aux personnes trans. Le second visait les enfants placés dans des familles LGBTQI+. La nouvelle loi forcerait de retirer les enfants de la charge de personnes qui «poseraient une menace à leur vie ou leur santé».

Suite à de nombreuses manifestations et contestations, le Sénateur Andrei Klishas annonçait à Interfax : «Nous retirons les deux projets de loi afin d’essayer de trouver une version acceptable par les deux parties.» Il avouait également que ces projets de lois c »réaient beaucoup de controverses et discorde publique».

Portrait Vladimir Poutine LGBT Queer - Stop Homophobia

L’abandon de ces projets de loi est évidemment une bonne chose, même si beaucoup préfèrent se montrer prudents. En effet, ce n’est pas réellement un abandon proposé, mais plutôt une révision de textes anti-LGBTQI+. Il y a de fortes chances que les textes finaux restent dans le même état d’esprit. Nous vous tiendrons bien évidemment au courant des suites de cette affaire.

La nouvelle juge de la Cour Suprême, Amy Coney Barrett, déjà testée sur les droits LGBTQI+.

Une décision attendue pour l’année prochaine qui fait déjà parler d’elle. C’est le cas d’un nouveau dossier de la Cour Suprême américaine. Et parmi les neufs juges qui vont débattre sur cette affaire, la toute nouvelle arrivée au poste en début de mois : Amy Coney Barrett.

Nous vous parlions déjà dans la précédente newsletter de ce que cette nouvelle juge signifie pour les droits LGBTQI+. Et bien, cette affaire justifie nos craintes. Amy Coney Barrett commence son grand travail anti-LGBTQI+ par le dossier opposant la ville de Philadelphie à Fulton (représentant les intérêts de l’agence CSS – Catholic Social Services).

Amy Coney Barrett drapeau américain

Le dossier présente une plainte de l’agence CSS contre la ville de Philadelphie datant de 2018. Selon des prestataires de la ville, CSS refusait catégoriquement de placer des enfants dans des familles d’accueil composée de couples de même sexe. La ville décide alors de ne plus confier d’enfants à CSS. L’agence porte plainte une première fois au niveau fédéral, et perd. Elle réitère maintenant sa demande devant la plus haute instance juridique du pays : la Cour Suprême. CSS estime que la demande de la ville de Philadelphie va directement à l’encontre de leurs principes religieux.

Et le résultat de cette affaire peut entraîner de lourdes conséquences. Si CSS obtenait gain de cause, les organisations gouvernementales américaines pourraient refuser leurs services aux personnes LGBTQI+, aux juifs, musulmans, mormons … Ce serait donc une catastrophe pour toutes les personnes issues de minorités aux États-Unis. On attend avec impatience la décision qui arrivera courant 2021, en espérant évidemment que Fulton et CSS perdront à nouveau.

Le premier état américain à reconnaître le mariage gay dans sa constitution est ...

C’est une première aux États-Unis. Un État reconnaissait, au début du mois de novembre, le mariage gay dans sa constitution. Mais du quel s’agit-il ? Et bien, c’est … le Nevada !
Un référendum de 2002 finissait par définir le mariage comme «l’union d’un homme et d’une femme». Suite à cela, une loi votée en 2009 rétablissait les « partenariats domestiques». Il avait fallu quelques années puisque le précédent gouverneur du Nevada, Jim Gibbons, avait utilisé son droit de veto pour l’empêcher.

Il fallait ensuite attendre 2014, année durant laquelle la 9ème Court d’Appel américaine changea la donne. Suite à une vote unanime, les lois du Nevada (et de l’Idaho) sont jugées contraires à la Constitution des États-Unis et son Quatorzième amendement : l’Equal Protection Clause. La section 1 du Quatorzième amendement certifie qu’aucun État ne fera ou appliquera de lois visant à restreindre les privilèges ou immunités des citoyens américains, ne privera une personne de sa vie, liberté ou de ses biens sans une procédure légale régulière, et ne peut refuser à quiconque dans sa juridiction une protection des lois égale.

L’année suivante, ce même jugement s’étendait à tous les États américains après une décision de la Cour Suprême (Obergefell v. Hodges).

Drapeau américain et drapeau LGBT arc-en-ciel reflet eau

La décision d’inclure le mariage homosexuel dans la Constitution arrive à un timing logique. Nous venons d’ailleurs d’en parler dans l’article juste au dessus. La nomination de la nouvelle juge conservatrice à la Cour Suprême, Amy Coney Barrett, est une mauvaise nouvelle pour certains. Alors le Nevada prenait en début de mois les choses en main.

Photo groupe Silver State Equality - Pride is everyone

Credit photo : Silver State Equality

Le référendum du début de mois demandait si on pouvait accepter le mariage comme l’union d’un couple, sans distinction de genre. Ce «Marriage Regardless of Gender Amendment» interrogeait également sur la question du droit des églises à refuser une union. Et les résultats sont flagrants. Plus de 62 % des votants répondent en faveur de la communauté LGBTQI+.

André Wade de l’association LGBTQ+ Silver State Equality annonçait à KTNV TV que «la constitution contient toujours des textes discriminatoires. Nous devons les retirer car nous savons que le Nevada attache de la valeur à l’égalité. Nous voulons que la Constitution reflète cela.»

L’équipe de drapeau-lgbt.fr espère que d’autres États suivront la démarche du Névada. C’est d’ailleurs un objectif concevable, mais vous saurez pourquoi en lisant le prochain sujet de cette newsletter.

Une trans noire américaine de 26 ans élue sénatrice à Rhode Island.

“I’m going to be unapologetically Black, I’m going to be unapologetically queer, and I’m going to be unapologetically young. And I’m going to push back against the system that tells us we don’t deserve justice now.”

«Je vais être résolument Noire, je vais être résolument queer, je vais être résolument jeune. Et maintenant, je vais lutter contre le système qui nous dit que nous ne méritons justice.»

C’est ce que déclarait Tiara Mack après son élection au poste de sénatrice de l’État de Rhode Island. Et c’est une victoire large avec 60 % des votes. Ce résultat vient sortir l’ancien sénateur Metts, en poste pendant 35 ans entre le Sénat et la Chambre des représentants. Un accomplissement impressionnant pour une jeune femme noire trans de 26 ans. Tiara Mack est tout de même diplômée de l’Université de Brown, et activiste. Elle est également membre du conseil d’administration du Women’s Health and Education Fund (WHEF – Fond pour la santé et l’éducation des femmes) de Rhode Island.

Photo Tiara Mack - nouvelle sénatrice noire trans Rhode Island États-Unis

Ce que l’on peut espérer d’elle ? Tout d’abord, elle veut représenter la population locale. Selon elle, le Sénat est composé d’une élite éloignée des intérêts de la population de l’État. Elle veut être celle qui «démystifiera le Sénat en tant que queer avec 6 tatouages, sa couleur de peau et son âge». Mais la raison pour laquelle elle participait à cette élection en premier lieu est simple. Le Reproductive Privacy Act (RPA – Loi contre l’avortement) est un sujet sensible pour la jeune femme trans. C’était sa raison, en 2016, pour se tourner vers la politique et se présenter.

Maintenant élue, elle votera en faveur des droits des femmes à l’avortement. Mais elle fera également entendre sa voix contre les LGBTphobies, et inégalités en tout genre.

Les droits des personnes non-binaires de plus en plus reconnus à New-York.

C’est une excellente nouvelle pour les personnes non-binaires de l’État de New-York. À l’origine de ce changement, un procès initié par Sander Saba, trans non-binaire de 25 ans, contre la ville de New-York. Sander Saba veut que la ville autorise un nouveau genre sur les permis de conduire. En plus du F pour Female (Femme) et du M pour Male (Homme), les permis pourraient afficher un genre «X» pour les non-binaires.

New-york choix permis de conduire male, female, X - homme, femme, non-binaire

Le procès ne verra cependant pas le jour. En effet, la ville annulait cette bataille juridique en assurant que des changements étaient déjà prévus. La ville explique que le processus de mise en place est en cours, mais que cela prendra jusqu’à un an pour changer leurs systèmes et inclure le nouveau genre «X» sur les permis. En 2019, New-York autorisait déjà le genre «X» sur les certificats de naissance. Plus de 7 000 personnes trans et non-binaires possèdent actuellement une identification X dans l’État.

En parlant de droits pour les personnes non-binaires ...

Les jeux vidéos tels que la saga « Call of Duty » sont souvent un passe-temps pour les plus jeunes (et même les moins jeunes!). Et bien, la saga pourrait s’avérer avant-gardiste avec une nouvelle option anodine au premier abord.

Le nouvel opus « Black Ops – Cold War » sortait le 13 Novembre sur consoles et PC. Un nouveau choix proposé aux joueurs leur permet désormais d’incarner un joueur non-binaire. Mais ce n’est pas tout. Une autre option permet également de choisir l’option « genre classifié ». Lors d’un communiqué de presse, Dan Bunting de Treyarch et Dan Vondrak de Raven Software expliquaient ce choix : « L’option classifiée permet aux joueurs de s’imaginer des scénarios qui ne sont pas prédéfinis. C’est ce que les joueurs des années 1980 et 1990 faisaient lorsque le jeu était très linéaire et sans réel choix possible. » Alors ils tentent dans ce nouvel opus Call of Duty d’inclure un maximum de scénario possible. Cela va du choix du lieu de naissance à la couleur de peau du personnage, en passant par son genre.

Activision Call of Duty Black Ops Cold War - option non-binaire classifié

Écran de choix du genre du personnage

Une nouvelle accueillie à bras ouverts par certains, mais très critiquées par d’autres. De nombreuses personnes lgbtqi+ soulignent notamment la question du genre dans le contexte historique de la guerre froide. Ce sont des remarques qui peuvent être prises en compte, bien évidemment. Mais nous pensons que donner un peu plus de visibilité aux personnes non-binaires fera plus de bien que de mal. On rappelle que le monde des jeux vidéos n’est toujours pas assez inclusif, et possède très peu de représentations de personnages LGBTQI+.

Un juge de la Cour Suprême canadienne dénonce la misogynie et les LGBTphobies au sein des forces de l’ordre.

Un rapport publié le 19 novembre par Michel Bastarache, ancien juge de la Cour Suprême canadienne, dérange. Plus de 150 pages pour dénoncer la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) et leurs pratiques. On y retrouve notamment harcèlement, discriminations et violences basées sur l’orientation sexuelle et le sexe des victimes. C’est le fruit d’une enquête mené par Michel Bastarache et deux collaboratrices évaluatrices au sein de la police.

À eux-trois, ils réussissent à analyser plus de 3 000 réclamations. Ils menaient également leurs propres entrevues individuels avec les personnes ayant porté plainte. Ils enregistrent un nombre de 644 entrevues. Au total, des versements d’indemnisations totalisant près de 125 millions de dollars suivront leur enquête.

Photo profil Bill Blair twitter

Des récits qualifiés de «choquants et répugnants» par Bill Blair (Membre du Parlement – Ministre de la Sécurité Publique) viennent témoigner de la gravité de la situation. On peut citer certains exemples comme :

  • Refus de former une recrue puisque c’est une femme.
  • Insultes d’un supérieur pour une annonce de grossesse.
  • Représailles après dépôt de plainte pour harcèlement.
  • Agressions et viols lors d’examens médicaux.
  • Indifférence face aux comportements connus de collègues.
  • Absence de sanctions pour un collègue coupable de harcèlement.

Dans le rapport, on ne trouve pas moins de 52 recommandations de la part de l’ancien juge de la Cour Suprême.

Notamment, il pointe du doigt une restructuration urgente suite à un examen externe et indépendant approfondi. Il précise que cette restructuration doit venir de l’extérieur pour une bonne raison : la GRC avait le temps de restructurer suite à de nombreux rapports et recommandations. Si on continue à retrouver des LGBTphobies, c’est que le changement de culture ne viendra probablement pas de l’intérieur.

Personnel police montée canadienne drapeaux Canada

Face à ce rapport, le président de la Fédération de la Police Nationale déclarait dans un communiqué que les actions des responsables ne devraient rester impunies. Il saluait également le règlement des revendications pour les personnes survivantes, et espère qu’elles pourront tourner la page. Il ajoutait également qu’un long travail restait à faire pour arriver à un stade d’égalité et respect pour tous, et que la GRC prendrait des mesures proactives pour régler les problèmes existants.

Espérons donc que ce rapport fasse bouger les choses une bonne fois pour toute et rende la société canadienne plus inclusive.

Une femme noire et trans élue au Brésil.

São Paulo est la seconde métropole la plus peuplée au monde, juste derrière Tokyo. C’est par conséquent la plus grande ville du Brésil et d’Amérique du Sud avec une population urbaine dépassant les 36 millions (selon populationdata.net). Dans cette agglomération, une chose relativement improbable vient de se produire :

Erika Hilton, une femme noire et trans de 27 ans, vient de se faire élire conseillère municipale. Et pas de la manière la plus banale, puisqu’elle est la candidate qui obtient le plus de voix au premier tour des élections municipales qui se déroulaient le 15 novembre. Elle a en effet réunit plus de 50 000 voix au total. Plus qu’une grande majorité de candidats puisqu’elle se hisse également dans les 10 personnes ayant obtenu le plus de votes aux côtés de 9 hommes.

La raison pour laquelle nous évoquons son cas est parce qu’il est particulier sous deux aspects :

Rio de Janeiro 20ème Gay Pride Parade

Credit photo : Tasso Marcelo

Le premier est que le Brésil est un pays avec des actes de LGBTphobies et racistes fréquents. La population brésilienne est majoritairement chrétienne. On comptait en 2010 près de 170 millions de chrétiens, ce qui représentait 88 % de la population du pays. Des groupes militants pour les droits des homosexuels rapportaient qu’au moins 420 personnes étaient mortes de LGBTphobies au cours de l’année 2019. Erika Hilton déclarait d’ailleurs juste après son élection que «Le Brésil est un pays raciste, une terre LGBTphobique, et mon corps contient tous ces aspects.» Le groupe français Carrefour était ces dernières semaines au cœur d’un scandale dans le pays. La raison : la mort d’un homme noir battu à mort par les vigiles d’un magasin carrefour de Porto Alegre.

Le second est que la jeune femme trans a un parcours atypique pour une élue :

Née et éduquée dans une favelas par une famille très catholique, elle a dormi de nombreuses années dans la rue. Durant ces années là, elle est devenue travailleuse du sexe. Sa mère reviendra vers elle et la soutiendra malgré son absence de plusieurs années. Erika y voit une chance de retourner dans le milieu scolaire.

Elle s’engage et devient militante pour les droits des personnes LGBTQI+ et noires. Elle sera élue députée de l’État de São Paulo en 2018, année avant l’arrivée au pouvoir du président Jaïr Bolsonaro.

Durant l’exercice de ses fonctions, elle recevra plusieurs menaces de mort. Mais deux ans après sa prise de fonction, le bilan est relativement positif pour le pays. Sur 294 personnes LGBTQI+ qui se présentaient aux élections, une trentaine vient d’être élue.

Un État indien autorise les personnes trans dans les fonctions publiques.

Bien que cette nouvelle puisse paraître banale en France, c’est une avancée majeure pour la communauté trans en Inde. Souvent victimes de discriminations, l’État indien de Assam (Nord-Est de l’Inde – collé au Bhoutan) fait un pas vers ces personnes.

Assam Public Service Commission - genres acceptés : transgender - male - female

Credit photo : PTI

L’Assam Public Service Commission (service en charge du recrutement de personnes pour la fonction publique) vient d’introduire une nouvelle option de genre pour les personnes trans. Une option qu’apprécient les 11 000 trans recensé-e-s de l’État. Une autre indication de la volonté inclusive de l’État : l’extension des délais. Le processus de recrutement pour la fonction publique commençait avec les deux options de genres binaires. La nouvelle case « transgender » introduite, l’État donnait un délai supplémentaire aux personnes trans pour envoyer leurs candidatures. Un geste simple mais que 42 personnes peuvent saluer. En effet, sur près de 76 000 candidats au total, 42 candidatures venaient de personnes trans.

On peut cependant souligner que de nombreux rapports montrent une société transphobe. Beaucoup de personnes trans choisissent de conserver leurs identités de genre assignée à la naissance. Le fait est que le système légal n’inclût pas encore assez les personnes non-binaires. On note aujourd’hui une avancée, mais l’on pourrait aussi bien parler du reste. Les personnes trans sont souvent victimes de discriminations dans les examens médicaux, la question du mariage ou de l’adoption. C’est donc un premier pas de fait, souvent le plus dur. Et nous allons voir dans la nouvelle suivante que ce n’était pas la seule !

Un nouveau portail du gouvernement indien pour les personnes trans.

Cette nouvelle arrive en fin de mois de novembre 2020. Les personnes trans indiennes pourront dorénavant déclarer leur identité de genre en ligne. Ce portail gouvernemental sera la méthode pour déclarer son identité de genre et obtenir son certificat d’identité.

Nouvelle incroyable pour la communauté trans indienne, renforcée par des mesures spéciales. En effet, toutes les démarches sont à effectuer directement en ligne sur le portail. Cela évite de devoir se rendre en personnes dans les bâtiments administratifs. Cette initiative du tout en ligne vise à protéger la vie privée des personnes trans.

À noter que ces certificats viennent des magistrats des districts, et se baseront sur l’auto-identification de l’identité de genre des personnes. Les personnes trans passant par ce portail se verront attribuer des cartes d’identité dans les 30 jours suivant l’envoi de leur démarche. Cette carte servira de référence pour tout autre document officiel mentionnant leur identité de genre. Il faurt également mentionner que ce changement ne servira qu’aux personnes qui n’ont pas encore effectué de changement d’identité de genre.

Pride LGBT Inde couple homosexuels drapeau-arc-en-ciel

Credit photo : BBC.com

Le Ministry of Social Justice and Empowerment (Ministère de la Justice Sociale et de la Responsabilisation) annonçait en mène temps la mise en place de refuges. Ces endroits habiteront des personnes trans forcées de quitter leurs maisons ou abandonner leurs familles. Le premier refuge est déjà ouvert dans la 3ème plus grande ville d’Inde: Vadodara, dans l’État du Gujarat. D’ici au 31 Mars 2021, l’Inde devrait ouvrir ces « Garima Greh » de 25 personnes maximum un peu partout dans le pays. On citera notamment les villes de Delhi, Mumbai, Jaipur, Manipur, Chennai, Patna, et Kolkata. La gestion de ces abris revient à des organisations trans. Ces dernières sont également en charge de former les personnes trans afin qu’elles puissent rapidement trouver des opportunités et devenir indépendantes.

L’influenceuse trans indonésienne Millen Cyrus en détention.

De nombreuses critiques émanent de groupes pro-LGBTQI+ et de défense des droits humains dans cette affaire. La célèbre influenceuse trans Millen Cyrus (née Muhammad Millendaru Prakasa) est en détention à Djakarta. Maintenant placée en cellule individuelle, les critiques viennent de son premier placement dans une cellule d’hommes.

La police indonésienne évoquait sa carte d’identité qui la définissait comme un homme. Défense jugée peu satisfaisante par les militants et organisations qui critiquent les discriminations et le non-respect des droits de Millen Cyrus.

Nous tenons à préciser que nous condamnons les faits commis par l’influenceuse qui possédait de la méthamphétamine. Des analyses d’urines effectuées par la suite la confirmait positive aux substances. Selon certaines sources, la jeune trans de 21 ans serait une consommatrice régulière de drogues et d’alcool.

Mais ce que nous tenons à condamner davantage, c’est l’attitude des forces de l’ordre face à la jeune femme. Coupable ou non, le respect de ses droits et de sa dignité devraient rester prioritaires.

L’Indonésie est le plus grand pays musulman du monde. La société indonésienne est relativement propice au développement des LGBTphobies. Les discriminations, violences et autres violations des droits humains sont relativement fréquentes. Des aspects que nous souhaiterions voir changer grâce à cette détention condamnée par de nombreuses personnes.

Le célèbre Mardi Gras LGBT+ de Sydney est confirmé pour 2021.

Une nouvelle qui pourra ravir certains : le Mardi Gras LGBT+ de Sydney (Sydney Gay and Lesbian Mardi Gras en anglais) aura bien lieu le 6 mars 2021. C’est une annonce faite en début de mois de novembre qui redonnera de l’espoir à ceux qui n’y croyaient pas. Des rassemblements LGBTQI+ auront peut-être lieu en 2021, et ce malgré la pandémie de la covid.

C’est en tout cas ce que l’on peut espérer pour nos Pride françaises. Mais elles devront sûrement subir quelques adaptations comme le Mardi Gras de Sydney. En effet, les chars ne seront pas au rendez-vous cette année. La raison est relativement simple : à cause de la pandémie, l’événement se déroulera dans le Sydney Cricket Ground. Avec une capacité habituelle de 23 000 spectateurs assis, l’audience sera donc restreinte. En comparaison, les années précédentes attiraient plus de 500 000 personnes LGBTQI+ et autres curieux autour des chars et costumes de la parade. Et cela sans compter les participants qui étaient au nombre de 16 500 !

Sydney Gay and Lesbian Mardi Gras 2020 - photo char LGBTQI+ arc-en-ciel

Credit photo : Mardigras.org.au

À défaut d’avoir des chars pour 2021, les organisateurs espèrent que les participants viendront avec des costumes tous plus travaillés les uns que les autres.

Nous vous tiendrons au courant du déroulement de l’événement en mars 2021. Et si certains d’entre vous ont la chance d’y assister, n’hésitez pas à nous envoyer quelques photos. Nous nous ferons un plaisir de les mettre en avant !

La première Polar Pride amène des drapeaux-arc-en-ciel aux pôles Nord et Sud.

Et nous terminons ces actualités du mois de novembre avec un fait divers plutôt intéressant. Cela concerne plusieurs personnes LGBTQI+ qui voyagent, mais avec des destinations et un but particuliers.

En effet, ces personnes organisaient officiellement la première Polar Pride le 18 novembre 2020. C’est également la date à laquelle on fêtait les 200 ans de la découverte de la découverte de l’Antarctique, ainsi que «l’International Day of LGBTQ+ People in STEM» (Journée Internationale des personnes LGBTQ+ dans les STEM – Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques).

Les gouvernements du territoire d’antarctique britannique, et des îles de Géorgie du Sud et les îles Sanwich du Sud marquaient l’occasion de manière formelle. C’était également une occasion de créer deux pin’s, l’un pour le pôle Nord, l’autre pour le pôle Sud. Le premier était un pin’s pingouin arc-en-ciel. Le second était un ours polaire arc-en-ciel.

Madame la Baronne Sugg, membre de la Chambre Haute anglaise (House of Lords) et ministre des régions polaires déclarait : «La Polar Pride est une opportunité pour célébrer la diversité et montrer son support pour les personnes LGBTQ+».

Ce n’était pas la seule à commenter cet événement. Parmi les supporters, on retrouvait également le Docteur en biogéographie queer Huw Griffiths, la professeur Sharon Robinson, et beaucoup d’autres scientifiques et éminents chercheurs. Tous accueillaient cette première édition à bras ouverts. Et ils vous donnent bien évidemment rendez-vous l’année prochaine pour la seconde édition.

Photo pins polar pride 18 novembre 2020 - our polaire pingouin lgbt arc-en-ciel
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Mais dépêchez vous, le code “drapeaulgbt10” ne sera valable que pour la première semaine de décembre 2020.

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